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Allons plus loin pour démocratiser l'Union européenne!



Déclaration des membres de l’Assemblée générale du Mouvement Européen – France adoptée à La Rochelle le 19 novembre 2017.

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L’élection présidentielle du printemps 2017 a délivré un message clair : la grande majorité de nos compatriotes souhaite que la France continue à appartenir à l’Union européenne (UE), et leur priorité est de peser sur l’évolution de la construction européenne et les décisions prises en notre nom.

Quelques avancées démocratiques ont contribué à renforcer l’influence citoyenne sur le fonctionnement et les politiques de l’UE : parmi elles, l’élection des parlementaires européens au suffrage universel direct et le renforcement continu de leurs pouvoirs, y compris au moment de la désignation du Président de la Commission européenne. Mais il faut aller beaucoup plus loin, au moment où la cohésion et le futur de l’UE suscitent un vif débat, pour démocratiser la vie politique européenne.

Allons plus loin, d’abord, en réformant les modes de scrutin pour les élections européennes. La création de 13 nouvelles régions en France métropolitaine offre une occasion historique d’adopter des euro-circonscriptions plus proches du terrain et qui aient du sens aux yeux des électeurs. Utilisons-les pour les élections du printemps 2019, en associant si besoin les nouvelles régions les moins peuplées à leurs voisines afin d’éviter des déséquilibres démographiques trop marqués. Attention à la marche arrière qui consisterait à revenir à une seule circonscription nationale, sur la base d’un scrutin dont les élus seraient choisis par les états-majors des partis sans avoir aucun ancrage territorial !

Puisque nos amis britanniques ont choisi de nous quitter, utilisons aussi leurs 73 sièges de députés pour expérimenter des listes transnationales dès 2019, afin de renforcer la dimension européenne de la campagne électorale. Mais n’allons pas jusqu’à faire élire la moitié des députés européens sur la base de listes transnationales en 2024, comme l’a proposé le Président de la République, puisque cela briserait là encore le nécessaire ancrage local des élus de Strasbourg.

Allons plus loin également en matière de transparence des décisions européennes. Jean- Claude Juncker a eu raison de rendre publics les projets de mandats de négociations des accords commerciaux, qui doivent faire l’objet d’un contrôle politique et citoyen à la mesure des enjeux traités : aux Etats membres d’en faire de même une fois que ces mandats sont adoptés et pendant toute la durée des négociations.

Les controverses sur l’autorisation du glyphosate montrent que la transparence doit aussi être renforcée pour tout ce qui relève des décisions prises par les « comités » de représentants nationaux encadrant l’action de la Commission. Ces comités adoptent en effet des normes apparemment techniques, mais en réalité très sensibles : à quand un inventaire public des positions exprimées par les Etats membres lors de chacune de leurs réunions ?

Les séances du Conseil des Ministres adoptant des décisions législatives sont également supposées être publiques, mais il est bien difficile d’accéder à leurs retransmissions – encore un effort !

Aller plus loin dans la démocratisation de l’UE, c’est enfin mieux contrôler ceux qui décident en notre nom. La disparition programmée de la « Troïka », qui réunissait Commission, Banque centrale et FMI au chevet de pays comme la Grèce, va mettre un terme à une confusion des responsabilités et à une opacité très nuisibles du point de vue civique. La mise en place d’un Président à temps plein de l’Eurogroupe et d’une sous-commission dédiée à la zone euro au sein de Parlement européen nous permettrait elle aussi d’y voir plus clair !

Il nous faut également mieux contrôler nos représentants nationaux : la France compte le seul chef d’Etat et de gouvernement qui ne rend aucun compte devant son Parlement des décisions qu’il prend dans le cadre du Conseil européen. Pourquoi ne pas lui permettre de le faire à la faveur de la réforme annoncée de notre Constitution, comme l’a proposé le Rapport Bartolone- Winock ?

Les « Conventions démocratiques » sur l’Europe organisées en 2018 doivent mettre en débat de telles propositions, au même titre que toutes celles visant à relancer la construction européenne et à réformer les politiques de l’UE. Les militants du Mouvement Européen – France se mobiliseront sur tout le territoire pour garantir la dimension populaire et pluraliste de ces Conventions et la prise en compte des recommandations qu’elles émettront. Ils activeront leurs réseaux pour renforcer le caractère européen des Conventions afin qu’elles soient empreintes de l’ouverture nécessaire pour construire l’Europe avec les autres pays de l’UE.

La relance de la construction européenne et sa démocratisation doivent progresser du même pas : c’est ainsi que sera confortée l’adhésion dont l’UE a plus que jamais besoin face aux défis politiques et géopolitiques hors normes qu’elle affronte. 

 


Go further to democratize the European Union!

Declaration of the members of MEF’s General Assembly adopted in November 19th, La Rochelle.

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The presidential election of spring 2017 delivered a clear message: the vast majority of our compatriots wish for France to remain members of the European Union (EU), and their priority is to be involved in the evolution of the European project and decisions made on our behalf.

Some democratic advances have helped to strengthen the influence of citizens on the invese of the EU: among them, the election of MEPs by directs universal suffrage and the continuous strengthening of their powers, including at a time of designation of the President of the European Commission. But we must go much further, when the cohesion and the future of the EU provoke a lively debate, to democratize European political life.

Let us go further, first, by reforming the voting methods for the European elections. The creation of 13 new regions in metropolitan France offers a historic opportunity to adopt euro-constituencies closer to the ground and that make sense to voters. Let us use them for the elections of the spring of 2019, associating the new less populated regions with their neighbors in order to avoid excessive demographic imbalances. Beware of the backtracking of returning to a single national constituency, on the basis of a poll whose elected representatives would be chosen by political parties corporates without local connection!

With the impending departure on our British friends, we stand use their 73 seats of deputies to experiment transnational lists from 2019, reinforcing the European dimension of the electoral campaign. But let us not go so far as to elect half of the MEPs on the basis of transnational lists in 2024, as proposed by the President of the Republic, since that would again break the necessary local anchoring of the elected representatives of Strasbourg.

We must go further also with regard to the transparency of European decisions. Jean-Claude Juncker was right to publish draft negotiating mandates for trade agreements, which must be subject to political and citizen controls commensurate with the issues at stake: member states should do likewise once these mandates are adopted and throughout the duration of the negotiations.

Controversies over the authorization of glyphosate show that transparency must also be strengthened for everything that comes under the decisions of the "committees" of national representatives governing the action of the Commission. These committees adopt seemingly technical and in fact very sensitive, standards: when will a public inventory of the positions expressed by the Member States at each of their meetings be made?

Council of Ministers meetings adopting legislative decisions are also supposed to be public, but it is difficult to access their retransmissions.

Going further in the democratization of the EU, it is better to control those who decide in our name. The planned demise of the "Troika", which brought together the Commission, the Central Bank and the IMF side by side with countries like Greece, will put an end to a confusion and opacity very damaging on a civic level. The establishment of a full-time President of the Eurogroup and a subcommittee dedicated to the euro area in the European Parliament would also allow us to see more clearly!

We also need to better control our national representatives: France has the only Head of State and Government who does not report to Parliament on the decisions it takes in the framework of the European Council. Why not allow the President to do so through the announced reform of our Constitution, as proposed by the Bartolone-Winock Report?

The "democratic conventions" on Europe held in 2018 must put such proposals on the table as all at reviving European construction and reforming EU policies. The activists of the European Movement - France will mobilize throughout the territory to guarantee the popular and pluralistic dimension of these Conventions and the taking into account of the recommendations they will issue. They will activate their networks to reinforce the European character of the Conventions so that they are marked by the openness needed a better Europe.

The revival of the European project and its democratization must progress at the same time: reinforces the cohesion which the EU needs more than ever before the extraordinary political and geopolitical challenges that it faces.







 



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