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ALDA à la conférence « Du traité de Rome à la citoyenneté européenne »

21 mar 2013

Engagement citoyen

ALDA, en coopération avec le Mouvement fédéraliste européen – Vicence et l’organisation locale InsiemEuropa, organise l’événement « Du traité de Rome à la citoyenneté européenne », qui se déroulera à l’hôtel de ville de Vicence.
Cet événement, organisé sous le patronage de la municipalité de Vicence et de la région Vénétie, vise à célébrer le 56e anniversaire de la signature du traité de Rome, le 25 mars 1957, instituant la Communauté économique européenne et l'EURATOM et lançant le processus d'intégration européenne.

L'objectif principal de ces événements est de sensibiliser le public au processus d'intégration européenne, jusqu'à nos jours. Une importance particulière sera accordée au thème de la citoyenneté, notamment grâce à la présence, lors de la conférence, de Mme Costanza Margiotta, professeure à l'Université de Padoue.
La directrice d'ALDA, Mme Antonella Valmorbida, ouvrira la conférence en présentant l'initiative et l'engagement de l'Association des agences de démocratie locale en faveur de l'intégration européenne et de la diffusion des valeurs européennes. Le maire de Vicence, M. Achille Variati, interviendra également lors de cette conférence.
La conférence prévoit également un débat public, afin d'échanger des opinions et des idées sur l'intégration européenne.
Sont représentés à la conférence toutes les municipalités de la province de Vicence, plusieurs autorités locales de la région de Vénétie, le nouveau député élu de la province de Vicence, des représentants du Conseil régional de Vénétie et des représentants des organisations professionnelles.
Cet événement sera organisé dans le cadre des initiatives promues par l'Alliance italienne de l'Année européenne des citoyens 2013.

Le directeur d'ALDA figure parmi les intervenants de la conférence « Du traité de Rome à la citoyenneté européenne ».

La conférence « Du traité de Rome à la citoyenneté européenne » s'est tenue dans la salle Stucchi de l'hôtel de ville de Vicence. Cet événement, placé sous le patronage de la Région Vénétie et de la municipalité de Vicence, a été organisé grâce à la collaboration d'ALDA, du Mouvement fédéraliste européen de Vicence et de l'association InsiemEuropa. Il s'inscrivait dans le cadre des initiatives promues par l'Alliance italienne pour l'Année européenne des citoyens.

Deux membres du Conseil régional, MM. Stefano Fracasso et Giuseppe Berlato Sella, le maire de Torri di Quartesolo, M. Diego Marchioro, le maire de Lonigo, M. Giuseppe Boschetto, des délégués de la municipalité de Vicence et plusieurs représentants d'organisations de la société civile locales ont participé à cette initiative.

L'événement a débuté en présence du maire de Vicence, M. Achille Variati, qui a affirmé que le traité de Rome avait lancé l'intégration européenne et que nous avions assisté au passage d'une « Europe économique » à une « Europe de la citoyenneté », en vue de la création des États-Unis d'Europe.

Il a par ailleurs souligné que les jeunes d'aujourd'hui sont européens, et que, par conséquent, les institutions doivent croire en l'Europe. Le problème actuel est que les gouvernements et les États membres conservent une part importante du pouvoir, et le retour à l'État-nation est une erreur.

Enfin, il a affirmé que le concept de citoyenneté implique le dialogue, l'inclusion et l'avenir : c'est pourquoi la politique et les partis politiques doivent y réfléchir et en parler.

La directrice d'ALDA, Mme Antonella Valmorbida, a déclaré que c'est une grave erreur de ne pas débattre de la question de la citoyenneté européenne, un projet qui n'est pas encore consolidé en Europe : si l'intégration européenne et la création de l'Union européenne ont été un succès, l'obstacle est institutionnel, à savoir qu'il y a une citoyenneté, mais pas de fédération.

Par ailleurs, un autre problème alimente le manque d'identité européenne : comme l'a souligné le directeur d'ALDA : « Quand on parle d'identité européenne, on a tendance à fonder cette notion sur l'UE, alors que le concept est bien plus vaste. Comment peut-on exclure les Balkans de l'Europe ? Certes, la citoyenneté relève d'un niveau institutionnel, mais l'identité concerne d'autres niveaux. »

En effet, Mme Valmorbida affirme que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous avons forgé une identité européenne, une même destinée commune, une même vision du monde. En particulier, les Européens n'ont jamais considéré la diversité continentale comme un problème : l'Europe est un espace de respect et de protection des droits de l'homme. C'est pourquoi les dimensions d'équité, de protection sociale, de mobilité, de communication et de connaissance des langues étrangères sont typiquement européennes.

Aujourd'hui, au niveau institutionnel, nous n'avons pas de processus démocratique : nous appelons de nos vœux une démocratisation des institutions de l'UE, notamment un renforcement du rôle du Parlement européen et une réforme de la Commission européenne. Comme chacun peut le constater, l'UE est un laboratoire qui a réussi à restreindre les compétences des États.

Enfin, le directeur de l'ALDA a évoqué la Charte de l'identité européenne : la société et les systèmes éducatifs doivent s'engager sur la voie de la mise en œuvre de « l'Union dans la diversité », comme le souhaitait M. Jacques Delors.

La dernière partie de la conférence a été marquée par un débat public, au cours duquel les participants ont insisté sur la nécessité de promouvoir l'identité européenne commune, de créer une voie commune, en s'appuyant sur l'exemple du processus de construction de l'identité nationale.